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Croixpatch74

BOM Women of courage mois 11

22 Novembre 2013 , Rédigé par savoyarde 74 Publié dans #BOM WOMEN OF COURAGE

Voila, le 11 ème mois est terminé, je vais pouvoir penser au montage du quilt, et des bordures.

Pour ce mois 11, il fallait réaliser des étoiles 4 bleus pour les angles et 1 rouge pour le centre.

2 femmes courageuses sont à l'honneur ce mois ci :

la première est Rosa Parks.

Rosa-Parks-9433715-1-402.jpg Rosa Parks née le 4 février 1913, en Alabama, est une couturière qui devint une figure emblématique de la lutte contre la ségrégation raciale aux Etats-Unis, ce qui lui vaut le surnom de mère du mouvement des droits civiques de la part du Congrès américain.

Parks est devenue célèbre le 1er décembre 1955, en refusant de céder sa place à un passager blanc dans un autobus. Arrêtée par la police, elle se voit infliger une amende de 15 dollars ; elle fait appel de ce jugement. Un jeune Pasteur noir inconnu de 26 ans,Martin Luther King, avec le concours de Ralph Abernathy, lance alors une campagne de protestation et de boycot contre la compagnie de bus qui durera 381 jours. Le 13 novembre 1956, la Cour suprême casse les lois ségrégationnistes dans les bus, les déclarant anticonstitutionnelles.

Par la suite, Rosa Parks devient une icône pour le mouvement des droits civiques. Ne trouvant pas de travail à Montgomery et sous la pression de ses proches inquiets pour sa sécurité, mais aussi en raison de quelques désaccords avec les leaders noirs de la ville, elle se rendit en 1957 dans le Nord, enVirginie puis à Détroit dans le Michigan.

Elle y travaille en tant que couturière, jusqu'à ce qu'elle se joigne à l'équipe du représentant démocrate du Michigan, l'Afro-Américain John Conyers à la Chambre des représentants des Etats-Unis pour lequel elle travailla de 1965 jusqu'à sa retraite le 30 septembre 1988.

À son décès, le 24 octobre 2005, le bus dans lequel Rosa Parks avait été arrêtée fut drapé d'un linceul rouge et noir jusqu'aux obsèques officielles. Enfin, les premières places des bus de Montgomery restèrent vacantes jusqu'au jour de son enterrement. Elles étaient recouvertes d'une photographie de Rosa Parks entourée d'un ruban noir portant l'inscription suivante :

« La société de bus RTA rend hommage à la femme qui s'est tenue debout en restant assise. »

Son bloc : 4 étoiles bleus :
BOM-copie-1.jpg

La seconde femme courageuse est Madeleine De Vercheres :
v1_c5_s20_ss00_03.jpg


Au temps de Madeleine de Verchères, l’intégration des femmes aux postes de combat ne s'impose pas. À Verchères comme à Québec, à Trois-Rivières et à Ville-Marie, la guerre est une préoccupation permanente dans toutes les familles, et les épouses se défendent en l’absence des époux.

 Marie-Madeleine Jarret de Verchères, prénommée Madeleine, naît à Verchères le 3 mars 1678 et reçoit le baptême le 17 avril suivant. Elle est la quatrième des douze enfants de François Jarret de Verchères et de Marie Perrot qu’il épousa à Sainte-Famille, Ile d'Orléans, le 17 septembre 1669.

Dès l’enfance, Madeleine apprend de son père à tenir l’Iroquois à distance ainsi que les diverses manières de tromper l’ennemi en cas d’attaque. La lettre, adressée à la comtesse, démontre que la jeune femme est instruite. Madeleine est aussi une femme d’affaires. Sa lettre adressée à la comtesse en 1699, comporte sûrement une réclamation pour son exploit puisqu’après la mort de son père, survenue le 26 février 1700, elle reçoit la pension annuelle de cent cinquante livres du seigneur de Verchères. Femme talentueuse, Madeleine n’est toujours pas mariée…

Depuis le début de la colonie, à quatorze ans les filles sont mariées, mères de famille ou déjà veuves. Pourquoi Madeleine ne convole-t-elle  pas en justes noces avant ses vingt-huit ans ? On peut supposer que les affaires de la Seigneurie, la vie de la famille ou encore ses exigences devant les prétendants répondent à la question…

En septembre 1706, Madeleine épouse Pierre Thomas Tarieu de Lanaudière, sieur de la Pérade.

Habituée à faire face à la réalité, Madeleine ne se plaint pas de son sort. Femme de décision, elle rejoint sa nouvelle famille dans la seigneurie de Sainte-Anne-de-la-Pérade près de Batiscan qui ne diffère pas de celle des Jarret. Elle comprend bien son mari et demeure sa compagne de vie, d’espoir et de luttes durant quarante ans. De cette union, naissent cinq enfants. Selon le témoignage du marquis Charles de Beauharnois de la Borsche, Madeleine de Verchères, une femme énergique, au physique agréable, à la décence de son sexe et  les qualités de bonne mère de famille. Brave, forte moralement et physiquement, elle ne recule devant aucun danger. Trois fois, elle sauve la vie de son mari. Prompte comme l’éclair, armée de ses deux fusils, elle repousse les Iroquois. Ces derniers n’oublieront jamais les affronts qu’elle leur a fait essuyer. Il semblerait que le seigneur et la seigneuresse de La Pérade n’avaient pas très bon caractère et qu’à l’occasion, ils terrorisaient leurs censitaires.

Décédée le 8 août 1747 à l’âge de 69 ans, Madeleine est inhumée sous son banc à l’église paroissiale et l’histoire souligne qu’un nombre surprenant de prêtres assistaient à ses funérailles. Quant à son époux, il lui survivra de dix ans.

 

Son bloc : 1 étoile rouge

BOM_0001-copie-2.jpg

 
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